mardi 27 septembre 2011

Article fort intéressant par l'histoire de l'homéo, et son actualité


Sommaire



Thérapeutique Homéopathique Pratique (THP).Par le Dr Robert Séror

L'homéopathie et le jeune enfant.Par le Dr D. M. Borland.

Dr Douglas Morris BORLAND (1885-1960)
Dr. D. M. Borland (1885-1960)
► Cet article est capital, car il écrit par un des meilleurs pédiatres homéopathes qui existe dans notre discipline. Les Travaux de Borland, sont toujours concis, mais remplis de réalité clinique. Pour bien comprendreBorland, il faut non seulement le lire mais le relire. Dans cet article, tout médecin homéopathe généraliste valable se retrouvera, et retrouvera les problèmes de thérapeutique pédiatrique qui existe de nos jours. J’ai isolé certaines têtes de chapitre de ce travail, de manière à y avoir un accès direct, les voici :

► Annexe ajoutée à l’article de Douglas Borland : Planche extraite de la " Géographie Homéopathique " de R. Dufilho qui objective les principaux remèdes pédiatriques : (<>)
(Traduit du journal anglais " Homeopathy " (Août 1932) ; extrait d'une conférence faite au " Educational Course ", à l'hôpital homeopathique de Londres. Cette traduction a été réalisée par le Docteur Henry Duprat)

Les soins à l'enfant s'attachent à la santé et au développement non seulement du physique mais aussi du mental.
Ces soins doivent commencer avant la naissance, déjà dans le sein de la mère. Il est essentiel de garantir pendant la grossesse le bon état corporel et physique de la mère si l'on veut qu'elle mette au monde un enfant aussi bien portant que possible.
La mère peut présenter plusieurs troubles qui ont une mauvaise influence sur l'enfant à naître. Quelques uns sont propres à la grossesse, d'autres peuvent atteindre indistinctement toutes les femmes.
Parlons d'abord de quelques conditions particulières à la grossesse. Sur le plan physique nous avons : les vomissements, l'albuminurie, la constipation avec auto-intoxication, ou la diarrhée. Sur le plan psychique on peut constater une dépression anormale, des craintes morbides, de l'insomnie, des conséquences de peurs. Dans ces sphères qu'offre l'homéopathie de supérieur à ce que peut la médecine classique ?
Les vomissements excessifs de la grossesse, si on les laisse se prolonger, doivent aboutir à la mort du fœtus, soit mort naturelle, soit mort artificielle provoquée pour sauver la mère. Le traitement classique dans ce cas consiste en repos au lit, en grande réduction de l'alimentation, confinant à l'inanition, en administration de sédatifs et de drogues apéritives, et, si, l'état devient plus grave, en administration de glucose.
Dans le plus grand nombre des cas, dès que les vomissements de la grossesse commencent, quelques doses homéopathiques d'Ipécacuanha les arrêtent complètement.

The London Homoeoapthic Hospital
Le danger est prévenu et on ne connaît pas la nécessité d'y obvier. Dans les cas malheureux où l'état n'a pas été traité homéopathiquement dès le début, la réponse au remède homéopathique est remarquable, quoique le choix en soit alors plus difficile et indiqué par les symptômes individuels du malade.L'albuminurie de la grossesse est une des terreurs de l'accoucheur. C'est un signe très dangereux surtout quant à la mère mais aussi, par son intermédiaire, quant à l'enfant.
C'est le signe précurseur des convulsions avec leurs horreurs et leurs angoisses. Le traitement officiel consiste en la prescription de purgatifs salins, des boissons douces en abondance pour tâcher d'éliminer les éléments toxiques, d'une alimentation blanche, demi-liquide ou liquide, selon la gravité du cas, dans le but de ménager l'effort des reins, organes sécréteurs qui débarrassent l'organisme des déchets qu'il produit.Et cependant, en plusieurs cas, j'ai vu Apis, Plumbum, Phosphoricum acidum ou Terebenthina faire disparaître l'albumine, sans aucune purgation, et en laissant une alimentation normale au malade.
La constipation est un trouble banal au cours de la grossesse. Quand elle existe, l'auto intoxication tend à en résulter, et pendant qu'elle persiste la malade est exposée à des complications plus graves dues à l'infection par le colibacille.
Le traitement de la constipation s'est beaucoup amélioré pendant ces dernières années mais laisse encore beaucoup à désirer (en médecine classique). Dans le plus grand nombre des cas quelques doses de Nux vomica, Opium ou Alumina rétablissent les choses, pourvu que l'alimentation soit rationnelle.
La diarrhée au cours de la grossesse est toujours une complication assez sérieuse et pouvant, à moins de rapide soulagement, aboutir à un avortement. La prescription allopathique d'une dose d'huile de ricin suivie ou non d'un sédatif intestinal est-elle préférable à l'action douce d'une dose homéopathique d' AloePodophyllum ou Mercurius, avec leurs soulagements immédiats ?
Au point de vue mental ; les troubles morbides de la mère ont un effet certain sur le fœtus. On n'a qu'à observer les enfants nés au cours de la guerre pour se rendre compte de l'influence qui peut s'exercer sur un enfant avant sa naissance.
Le traitement allopathique habituel consiste en l'administration des doses régulières de bromure, avec la conviction ferme que cette drogue n'influence pas l'enfant.
J'ai vu l'enfant d'une femme ainsi traitée couvert d'une éruption bromique, preuve d'une intoxication par le bromure, pendant la semaine suivant sa naissance. Certainement il y a mieux à faire que cela ! La dépression morale cèdera après l'administration judicieuse et homéopathique de Pulsatilla, Aurum ou Sepia.
► Hôpital Homéopathique pédiatrique de Glasgow. Merci à Peter Morrell pour cette photo.Les peurs cessent sous l'action de Aconitum, Arsenicum, Argentum nitricum, Ignatia ou des remèdes voisins.
La mère fatiguée retrouve son sommeil avec l'aide de Aconitum, Belladona, Coffea, Nux vomica, etc. et les conséquences fâcheuses des peurs se dissipent sous l'action apaisante de Aconitum, Ignatia, Opium, Phosphoras, Pulsatilla, etc.
Le système nerveux de la mère n'a jamais été engourdi ni son enfant empoisonné par de tels remèdes.
Je ne perdrai pas de temps à parler des maladies occasionnelles, telles que l'influenza, les rhumes, les pneumonies, etc. ; auxquelles nous sommes tous exposés.
Dans ce domaine nous voyons, dans son contraste le plus grand, la valeur comparative de l'homéopathie et de la médecine officielle quant au traitement de la maladie aiguë. Mais je n'ai pas le temps d'en parler actuellement.
Voici maintenant un facteur capable d'influencer sérieusement la santé de l'enfant : c'est sa naissance elle-même. Nous avons ici de grands risques de méfaits ; méfait venant de la nécessité d'employer des manœuvres manuelles ou instrumentales, même si elles sont exercées par le plus habile praticien ; méfait dû à un travail prolongé et difficile, en dehors de toute intervention extérieure.
Ces méfaits peuvent être des traumatismes affectant les membres, ou, ce qui est bien plus grave, des hémorragies intra-crâniennes avec leurs conséquences sur le cerveau.
Il y a ici deux problèmes à envisager : d'abord, comment éviter ces risques, si possible ; en second lieu, que peut-on faire pour un bébé qui est victime d'un travail difficile.
L'expérience courante des médecins homéopathes du monde entier, pratiquant la médecine générale, est que leurs clientes ne connaissent pas de difficultés dans leurs accouchements. Si ceci ne prouve rien, c'est en tout cas une heureuse chose pour les malades. Il y a deux raisons à cette heureuse expérience. Une femme enceinte qui est soignée homéopathiquement pendant sa grossesse arrivera à l'accouchement, libre des troubles physiques et psychiques qui sont souvent la cause d'un travail anormal.
En second lieu, il y a un remède, Caulophyllum, qui a la faculté de régulariser le travail. Ceci est un fait connu et exploité depuis longtemps par les homéopathes et qui est tout aussi réel aujourd'hui.
J'ai une malade qui a récemment accouché de son premier enfant. Bien des années auparavant sa mère avait déjà pris Caulophyllum avant la naissance de ma cliente. A son tour celle-ci a pris Caulophyllum avant la venue de son propre enfant.
Pendant ses couches elle a été assistée par un accoucheur d'une grande expérience. Son enfant était gros, c'était sa première grossesse ; le travail avait commencé et elle fut examinée.
La gynécologue dit que tout allait bien et retourna chez elle après avoir assuré qu'il fallait encore plusieurs heures avant qu'elle put aider la patiente. A peine était-elle arrivée chez elle que le téléphone la rappela d'urgence ; elle arriva dans la chambre de la mère pour constater que l'enfant était né.
L'accouchée avait pris quotidiennement de petites doses de Caulophyllum pendant un mois auparavant.
Coïncidence peut-être, mais coïncidence sur laquelle on peut compter.
Considérons les malheureux enfants qui sont nés suite d’un travail difficile. On les divise en deux classes : bleus ou asphyxiques, les pâles on collapsés.
Voyons d'abord l'enfant atteint d'asphyxie bleue. Il n’a pas d'obstruction mécanique mais le bébé ne respire pas.
Les stimulants externes ne produisent pas le résultat recherché ou ne l'obtiennent que très momentanément. Bientôt le pouls commence à faiblir. Chacun devient un peu anxieux et des pensées sombres s'imposent à l'esprit de tous : pensées de la mère, songeant à tout ce qu'elle vient d'endurer, pensées du père qui attend des nouvelles.
Une dose de Laurocerasus et tout le tableau change, l'enfant respire et crie.
L'état de l'enfant pâle et syncopal est moins dramatique et plus pitoyable. Il gît mou, flasque et froid. Ses bruits du cœur sont difficilement perçus. Il est comme mort.La chaleur, les stimulants, les frictions paraissent inutiles. L'enfant rappelle l'image du noyé. Carbo vegetabilis rendra cet enfant vivant aux bras de sa mère.
Il est encore une autre circonstance que l'on observe de temps en temps. L'enfant est né après quelques difficultés et paraît bien ; mais après quelques jours on observe que tout n'est pas en ordre.
On peut constater qu'un bras ou une jambe sont flasques, difficilement remués, que le visage présente un peu d'asymétrie ou que l'enfant tète difficilement.
Ceci révèle un hémorragie intracrânienne. Une dose d'Arnica aidera la résorption du sang et assurera le maximum de réparation du tissu cérébral endommagé.
Une fois due l'enfant a fait son entrée dans le monde, la première nécessité est d'assurer une alimentation convenable.
Tout le monde est d'accord pour affirmer que si cela est possible, l'alimentation au sein est le régime idéal le nourrisson.
Beaucoup de mères, en dépit de leur meilleure volonté, ont été incapables de nourrir leur bébé. Peut-être du à une sécrétion insuffisante, à un lait trop pauvre, à un lait toxique pour l'enfant, et tout cela peut persister en dépit de tous les moyens accessoires auxquels on a recours.
Et cependant quelques doses de Belladona, Phytolacca, Pulsatilla suffisent à établir une large sécrétion d'un lait sain et nourrissant ; ou bien Calcarea carbonica ou Lac defloraturn redonneront sa valeur normale à un lait de mauvaise qualité ; ou bien Natrum carbonicum ou Silicea aideront la mère à transformer un lait toxique en un lait de bonne qualité alimentaire.
Dans les premiers mois de la vie, les troubles les plus fréquemment rencontrés sont surtout les digestifs. Ils peuvent prendre la forme d'une digestion insuffisante du lait, et se révèlent par des vomissements, de la diarrhée ou de la constipation.On dépense d'incroyables trésors de travail et de soins habiles pour tâcher de trouver une mixture alimentaire qui convienne au bébé qui digère mal. Nous avons toujours quelques cas semblables à l'hôpital(homéopathique).
Et je puis dire que, sans exception, ces enfants, en rentrant chez eux, se nourrissent de lait et non d'un aliment fabriqué. Ils ont été soigneusement réglés dans leur nourriture, mais en plus ils ont reçu un traitement homéopathique qui les a mis à même de prendre leur aliment normal.Je ne pourrais dire combien d'enfants amenés pour une intolérance du lait ont été tout de suite rétablis en continuant l'alimentation tractée, après quelques doses de Aethusa, Silicea, Natrum carbonicum, Calcarea carbonica.
Les vomissements cessent, les selles deviennent normales, la constipation disparaît.
De toutes les maladies de la première enfance la plus meurtrière est la diarrhée infantile aiguë.
Le nombre de ses victimes se chiffre par milliers chaque année. Je me rappelle qu'un jour, à l'hôpital homéopathique, tandis que je considérais un bébé atteint de diarrhée aiguë et qui venait d'être admis et que j'exprimais mon peu de confiance dans ses chances de guérison, on me regarda avec surprise et on me répondit :
" Mais nous ne perdons pas les diarrhées aiguës ! "
Cette affirmation n'était pas rigoureusement exacte, mais il est certain que la connaissance du pouvoir des remèdes homéopathiques éloigne la crainte avec laquelle on aborderait, sans eux, de telles épidémies.
J'ai vu un bébé admis à l'hôpital dans un état tel qu'il semblait inutile de tenter quoi que ce fût et qui, en quelques heures, sous l'influence de petites doses Arsenicum fut transformé et méconnaissable.
Et de tels faits ont été si souvent observés qu'on ne doit jamais considérer un cas comme désespéré, quand l'on connaît le pouvoir d'ArsenicumMercurius, Aloe, Podophyllum, Croton tiglium et Sulfur, si ces remèdes sont appliqués selon les indications homéopathiques.
Au cours du développement du nourrisson, la première borne à franchir, c'est l'éruption de la première dent. Le développement dentaire est chez l'enfant en bonne santé, un processus tout à fait naturel et ne s'accompagnant d’aucun trouble.
Malheureusement la majorité des enfants qui sont confiés à l'observation du médecin ne jouissent pas d’une santé parfaite et la dentition peut être associée à toutes sortes de troubles.
Nous connaissons bien cet enfant en travail de dentition, avec ses gencives gonflées et douloureuses qui, pour se soulager, plonge dans la bouche ses doigts et sa main, et semble vouloir y introduire son bras tout entier, ou bien cet enfant peut être si affreusement irritable que toute la maisonnée est sur pied.
L'incision ces gencives gonflées et l'administration de calmants peuvent être comparés à l'action immédiate et persistai d'une petite dose de Chamomilla.
Il est une autre maladie du jeune enfant qui peut affoler toute une famille - le faux-croup - . C'est un spectacle effrayant. L'enfant assis et terrifié, son visage devenant promptement pourpre, bleu ou noir, sa grande difficulté à tirer son souffle, ses secousses nerveuses allant parfois jusqu'aux convulsions. Il n'est, pas étonnant que la famille soit dans l'effroi, d'autant plus que de telles crises tendent à se reproduire.
Le traitement classique de ces cas consiste dans l'administration d'un vomitif, l'application de compresses bouillantes sur le cou et de fumigations chaudes.
Au lieu de tout cela, l'administration d'un peu d'Aconit, de Spongia ou d'Hepar sulfuris permet à l'enfant de s'endormir paisiblement en quelques minutes sans que la crise ne se reproduise.
De la même manière je pourrais parler des autres maladies de l'enfance, telles que bronchites, pneumonies, maladies diverses de la peau, infections aiguës et comparer, en contraste, les méthodes de traitement des deux écoles médicales ; mais je pense en avoir assez dit dans ce but et j'aimerais maintenant aborder une autre voie dans ce sujet.
Jusqu'à une époque très récente l'enfant qui, sans souffrir d'une maladie évidente, ne se développait pas normalement, faisait le désespoir du médecin. On réglait la diète, l'hygiène, les soins généraux, mais les résultats étaient loin d'être satisfaisants.
Dans ces dernières années on a réalisé quelques progrès dans le traitement de quelques-uns de ces cas. Une petite part de ceux-ci est due à des troubles de sécrétions internes et un excellent travail a été accompli dans leur étude et leur traitement par des préparations d'extraits de la glande appropriée.
D'autres cas ont été attribués à l'absence d'une des vitamines alimentaires et dans cette voie on a fait aussi un très bon travail.
Enfin certains cas ont paru bien répondre dans une certaine mesure à l'application des rayons ultra-violets. On a donc réalisé une avance positive, mais la grande majorité de ces cas ne correspondent pas aux groupes sus énoncés et la médecine ne peut rien pour eux que quelques conseils d'ordre général.
Pour plus de simplicité, je rangerai les cas de ce genre en deux groupes :
1° - Cas dans lesquels il y a un trouble dans le développement mental.
2° - Cas dans lesquels le développement physique est fautif.
Dans le premier groupe nous rangeons tous les degrés de troubles mentaux. Il y a le cas de l'enfant qui est surtout retardé. Il est lent à apprendre à marcher, quoique ne souffrant pas de faiblesse musculaire et lent à apprendre à parler.
Son attention est facilement distraite et il ne paraît pas se rendre compte des gens et des choses comme un enfant normal. Cependant il ne paraît y avoir chez lui rien de positivement anormal et l'on rassure les parents en leur disant qu'il s'agit d'un peu de retard de développement et que tout s'arrangera.
Ceci n'est trop souvent qu'un souhait pieux.
C'est ce type d'enfant que l'on voit trop souvent venir un adulte incapable ou criminel.
Mais, d'autre part, sous l'action de Baryta carbonica, Borax, Natrum muriaticum ou d'un autre de nos remèdes d'enfants, ces sujets viennent très vite tout à fait normaux.

Il y a le cas d'un déficit mental tout à fait marqué. Il se semble qu'il existe ici une lacune dans le cerveau et l’enfant manque de l'intelligence ordinaire. C'est un tableau pitoyable. Incapable de parler ou de comprendre, l'enfant reste aussi impuissant qu'au jour de sa naissance.
Le conseil que l'on donne d'habitude est d'envoyer de tels sujets dans une maison d'anormaux où, grâce à une infinie patience, on arrive à faire quelque chose pour leur éducation, pour leur apprendre à être propres et peut-être à manger et se vêtir tout seuls.
Et cependant j'ai vu des sujets pareils devenir des enfants normaux et plus tard être capables de suivre normalement l'école parmi les enfants normaux, grâce un traitement homéopathique.
Un autre type pathologique très fréquent à notre époque est représenté par ce qu'on appelle l'enfant nerveux.
Celui-ci a peur d'être seul, a peur de l'obscurité, de la circulation, est effrayé par les animaux, enclin à l'insomnie aux terreurs nocturnes ; il est une misère pour lui-même, un tourment pour ses parents.
Une copieuse littérature existe sur ce sujet de l'enfant nerveux, pleine d'excellents conseils quant aux soins généraux de cet état, mais réduits à l'usage de calmants en ce qui concerne le traitement médical.
Ceci peut calmer les symptômes aigus mais n'influer en rien l'instabilité du système nerveux. Il est important de s'occuper du milieu où vit l'enfant, mais beaucoup plus de considérer sa constitution nerveuse. Sans cela cet enfant nerveusement déficient est exposé plus tard dans sa vit à de malheureuses aventures.
L'homéopathie peut s'attaquer à ce déséquilibre nerveux. Elle maîtrise aisément les symptômes immédiats et, ce qui est bien plus précieux, elle peut à ce point modifier et fortifier tout le système nerveux que tous les signes et symptômes de son instabilité disparaissent.
Du point de vue physique les problèmes sont les mêmes. Ici nous nous rencontrons avec des états aigus qui ne sont pas des faits isolés mais des indications d'une faiblesse sous jacente plus profonde. Voici l'histoire que l'on entend le plus ordinairement.
Le bébé paraissait bien portant à sa naissance. Le premier signe anormal apparut à la sortie des premières dents. Alors l'enfant présenta des troubles digestifs accompagnés d'un peu de diarrhée ou un peu de vomissements ou peut-être de convulsions légères.
Peu de temps après il fit une petite bronchite et depuis lors pendant plusieurs semaines il n'a cessé d'avoir des rhumes ayant une tendance à descendre sur la poitrine. La phase suivante consiste en une hypertrophie des amygdales et des adénoïdes, peut-être en une otalgie suivie d'écoulement de l'oreille et d'une surdité plus ou moins prononcée et, finalement, en un gonflement des ganglions du cou avec ou sans suppuration.
Tel est le genre d'histoire que j'ai entendu, avec de petites variantes, de multiples fois, dans les consultations externes de l'hôpital.
Chacun des épisodes décrits avait été traité au fur et à mesure de leur apparition. Une série de poudre grise avait corrigé les troubles digestifs et empêché le retour des convulsions.
Une mixture expectorante et une énergique application d'huile camphrée avaient guéri la bronchite.
Les amygdales hypertrophiées et les végétations adénoïdes avaient été confiées au chirurgien.
Le gonflement des ganglions du cou était finalement la raison pour laquelle on nous amenait ces enfants.
Ceci est un type d'histoire morbide ; il y en a beaucoup d'autres, toutes diffèrent beaucoup dans leurs symptômes, mais chacun de ceux-ci se présentent si régulièrement que l'on peut prédire leur déroulement médical ; il y a certitude pour que se produise telle ou telle manifestation aiguë.
Pour les parents la maladie aiguë constitue toute l'histoire mais pour le médecin elle ne devrait constituer qu'une même chose dans le déroulement d'une histoire évolutive.
C'est ici que l'homéopathie peut accomplir quelques unes de ses plus grandes oeuvres. L'importance du travail à accomplir dépend, dans une certaine mesure, de la phase où en est l'enfant mis en traitement ; mais quel que soit le point de départ du traitement, le but est de déraciner le défaut constitutionnel profond et non pas de faire seulement cesser des symptômes aigus momentanés ; et bien plus, le traitement réussit et aucun autre ne le peut.
- Vous avez depuis longtemps constaté que je ne suis pas un orateur.
J'ai tenté de vous présenter quelques exemples des observations que l'on est appelé à faire au cours de la pratique médicale et les conclusions que m'ont imposées ces observations.
Si j'ai réussi à vous convaincre que ma certitude de la supériorité de l'homéopathie est le résultat d'une expérience quotidienne et si j'ai stimulé la curiosité de quelques investigateurs, je sentirai que je ne vous ai pas fait perdre votre temps.
Voici en annexe, une planche concernant les remèdes homéopathiques de l’enfant que mon Maître, Robert Dufilho, avait sélectionnés :
Le nom des remèdes sont écrits de sa main et il a marqué la valorisation du remède par un trait plus ou moins accentué.Je possède toutes les planches de la " Géographie Homéopathique " écrites et dessinées de sa main que je publierai sur mon site, lors que j’en aurai le temps.
Cette planche n’est pas exhaustive et Robert Dufilho, me disait que bien des remèdes d’adultes conviennent à l’enfant.
Il était extrêmement pratique et clinique, comme Douglas Borland, qu’il admirait beaucoup.
La médecine homéopathique est une science qui n’a pas de fin ; au bout de 45 années de pratique environ (thèse en 55, début des études en 48), il existe beaucoup de particularités homéopathiques que je continue d’apprendre !


Références bibliographiques : Dr Douglas M. Borland, Le Propagateur de l’ Homéopathie, 1936, Juin, N° 6, page 208 à 219. Sélection, Scan, numérisation, vérification, mise en page, coloration et illustrations, Dr R. S.

Copyright © Robert Séror 2006

4 commentaires:

Kanoun firdaws a dit…

voici le lien direct c pe être plus lisible http://www.homeoint.org/seror/thp/borlandenfant.htm

Kanoun firdaws a dit…

Cet article, je l'ai pris au second degré, c à dire q, à l'époque lorsqu'ils disposaient d'une médecine très limitée en résultats, et en moyens, l'homéopathie faisait des exploits, moi je dirais qu'en regardant d'un autre angle, c la preuve que l'homéopathie doit être utilisée actuellement en complément de la thérapeutique classique, même lorsqu'elle est devenue dépassée, exemple, ils arrivaient à traiter des hémorragies cérébrales, actuellement en appliquant tout les moyens dont on dispose, l'ajout d'Arnica ne peut qu'améliorer les résultats, non?

Didier a dit…

C'est sans doute aussi une question de culot, aujourd'hui, cela se fait en cachette.
Ils maitrisait sans doute mieux cet outil puisqu’ils n'avaient que cela ou presque.
De plus, pour les puristes: "Trouver un traitement efficace ne dépend pas de la gravité de la maladie, mais de la compréhension qu’a le médecin de son patient".

L'homéopathie, clé en main n'a pas cette exigence puisque qu'elle se perçoit dans la complémentarité.

Devant la gravité, on peut faire feu de tout bois. par exemple, ce témoignage (source Planete-homéo)

"Pour ma part, une de mes filles ayant été renversée par une voiture sur un passage piéton et présentant un traumatisme crânien avec œdème cérébral la confinant dans un état de légume (Glasgow de 5 lors de l'accident), un travail de répertorisation mené avec mon médecin homéopathe nous a conduit à un remède, qui se détachait vraiment de tous les autres par le fait qu'il couvrait tous les signes de cette personne - qui ne pouvait plus parler, ni bouger... Il s'agissait de la ciguë de Socrate (cicuta virosa) qui, en 3 jours l'a complètement ramenée à la réalité, à tel point que tous les médecins hospitaliers ont parlé de miracle, sans savoir d'ailleurs ce que je lui avais glissé dans la bouche. Et dix ans après, malgré certaines destructions neuronales, elle mène une vie normale indépendante, avec certes des difficultés cognitives.
Allai-je en rester au diagnostic des médecins hospitaliers, qui disaient qu'elle s'enfonçait et allait sans doute demeurer allongée toute sa vie ou mourir rapidement? La matière médicale de la ciguë contenait tous les signes de cette enfant martyr de la route. D'ailleurs, ces traumatismes crâniens, avec cet œdème cérébral si fréquent et les symptômes associés ainsi que l'absence de traitement spécifique classique pourraient faire l'objet d'une étude en double aveugle de l'action de Cicuta, qui en semble un spécifique, quoiqu'en homéopathie, il faut se méfier, il n'existe pas de remède spécifique.

Didier a dit…
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